Bonjour,

Bienvenue sur le blog de la rénovation démocratique. Notre combat actuel est de faire la promotion du Pacte démocratique 2012, dans la perspective des élections présidentielles et de promouvoir l'instauration d'un contre pouvoir citoyen.  Nous espérons compter sur vous pour en discuter et le diffuser. merci.

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Dimanche 26 février 2012 7 26 /02 /Fév /2012 13:35

Ce samedi 25 février 2012 est à marquer d’une pierre blanche  pour la rénovation et la modernisation de notre démocratie.  Lors d’un forum programmatique  consacré à un nouveau « Pacte pour la démocratie » , le candidat à la présidentielle, Monsieur Bayrou,  vient d’annoncer  la proposition d’un référendum lors des législatives du mois de juin 2012  sur quelques propositions  décisives pour l’avenir de notre démocratie.

 

Les caractéristiques de la réforme démocratique.

 

"Le référendum du 10 juin  rétablira les principes d’une vie démocratique saine et équilibrée. Elle mettra un terme aux risques de comportements abusifs et de conflits d’intérêt. Elle rétablira les principes de la séparation des pouvoirs. Elle rendra intangible et protègera pour l’avenir l’indépendance de la justice. Elle protègera l’indépendance des médias et notamment des médias publics. Elle posera les principes d’une loi électorale juste et elle reconnaîtra le vote blanc. Elle réformera les règles de financement de la vie publique pour en extirper les abus. Elle imposera la parité dans la représentation."  Tiré du discours de Mr Bayrou lors de sa conclusion du forum pour un "nouveau Pacte Démocratique."

 

Alors bien sûr on peut dire que les propositions sont connues ( non cumul des mandats, dose de proportionnelle, limitation du nombre de députés, indépendance des médias , indépendance de la justice etc etc..) et que de nombreux articles ont déjà été écrits sur le sujet.  C’est pas nouveau, mais il y a néanmoins  deux caractéristiques qui donnent un poids peu banal et pour ma part décisif  à la proposition de Monsieur Bayrou ;  c’est de soumettre ce projet construit à un référendum selon l’article 11, et de crédibiliser cette promesse en le proposant  tout de suite  aux élections législatives qui suivent son élection éventuelle comme Président de la République.

 

C’est une proposition  construite.

 

Lors de chaque élection présidentielle, les propositions institutionnelles ne font pas défaut. De tout temps, ses promesses d’avancées démocratiques se retrouvaient éparses dans les programmes  et bien souvent personne n’y prêtait attention. C’était un petit supplément d’âme dans un programme qui permettait à quelques démocrates utopistes de s’occuper l’esprit.    En 2007, cependant  la promesse d’une sixième république avait fait flores chez tous les candidats, hormis Sarkosy, et là encore cette nouveauté n’était véritablement considérée que comme  une éventualité secondaire. La présence de cette demande permettait ainsi d’évacuer  des propositions précises, un calendrier construit, des modalités certaines.  D’ailleurs en 2012, les quelques partis qui envisagent une sixième République, comme le PCF (actuellement Front de Gauche) qui a cette revendication depuis l’aube des temps dans ses programmes, utilisent cette facilité de langage pour démontrer leur supposée détermination démocratique.  De fait les vraies rénovations étaient soient dévalorisées par la suite,  et la réforme Sarkozy adoptée lors du Congrès de 2008 en est l’exemple typique,  soient carrément oubliées et enterrées par les élus eux-mêmes lors de leurs mandats. On se souvient ainsi de la proposition sur le « non cumul des mandats» de Jospin qui est devenue une simple limitation des cumuls.

 

On peut donc être certain que si personne ne prend « le taureau par les cornes » cette prochaine mandature s’achèvera  sans aucun changement.  A ce sujet, on peut même prédire que le système des parrainages des candidats à la présidentielle ne sera pas changé et que les mêmes débats auront lieu en janvier 2017  dans les médias sur ces fichues 500 signatures.

 

C’est une proposition convaincante.

 

Seul, un candidat  hors des grands partis de gouvernement peut présenter une telle proposition et la rendre crédible. La raison en est très simple, car comme le dit Bayrou  après tant d’autres ;  

« Il est vain de demander à l’Assemblée de réformer l’Assemblée. Il est vain de demander au Sénat de réformer le Sénat. 

Il est vain de demander à des pouvoirs en place de s’amputer de la plus petite parcelle du pouvoir abusif qu’ils exercent, alternativement et souvent en même temps, à toi le local, à moi le national, depuis trente ans.  Il est vain de demander aux abuseurs de limiter les abus. » 

Elle est d’autant plus convaincante que le référendum proposé  doit être réalisé lors de la première législative organisée. Dès juin 2012.  Une proposition doit être datée  et les modalités arrêtées. C’est le cas.  La concomitance avec l’élection législative offre , outre des frais financiers réduits, l’opportunité d’un vrai débat démocratique lors de cette campagne.   Par ailleurs, ceci oblige nos constitutionalistes à un vrai travail sérieux et approfondi sur  la présentation des propositions et chaque parti ou candidat aux législatives sera ainsi appelé à se prononcer sur le système démocratique proposé. La démocratie en sortira grandie.  

 

C’est une proposition nécessaire et opportune.

 

Bien sûr, aujourd’hui les questions économiques, sociales,  écologistes  sont actuellement dans toutes les têtes.  Mais dans une société qui se délite, en manque de repères fiables,  en crise morale, qui plus est pessimiste, la chose la plus importante et la plus opportune est de réfléchir à l’organisation de notre système démocratique, à la manière dont les décisions sont prises, à l’organisation de nos pouvoirs politiques.

 

Alors bien sûr  ce référendum d’une loi cadre sur des questions  qu’on n’arrive pas à résoudre malgré les promesses réitérées de nos élus et qui sont reportées d’échéances en échéance, ne traitera pas toutes les questions institutionnelles. Mais c’est un pas important qui sera franchi. Ce sera la première pierre de la recherche d’une démocratie enfin assainie et qui en appellera d’autres.  Et comme l’a dit Bayrou dans sa proposition ;

 

Le 10 juin au soir ; Un premier résultat sera immédiat et il sera acquis pour l’avenir.

 

De fait; il s'agit de purger les bonnes idées déjà émises par tous les citoyens mais que les élus refusent de mettre en place car on touche à leurs privilèges.

Et la différence: c'est simple sur cette proposition; c'est qu'elle précise et la date et les modalités de mise en place de sa réforme.

a) le 10 juin 2012, lors des législatives ( non-cumul des mandats donc tout de suite applicable)

b) les modalités un référendum par l'article 11.
Voilà la différence avec toutes les promesses démocratiques des autres candidats, qui restent depuis toujours à l'état de promesses.

Rien que pour cela : bravo Monsieur BAYROU

Par bernard29 - Publié dans : Analyses - Communauté : Pacte Démocratique pour 2012
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Samedi 25 février 2012 6 25 /02 /Fév /2012 15:32

j’ai vu dans une dépêche AFP que Bayrou a intitulé son dernier forum programmatique, aujourdhui, (25 février 2012) à la Maison de la Chimie " Pour un nouveau Pacte démocratique" .

Ca me plait bien sûr !! je me permets de recaser ici mes 12 propositions de mon pacte démocratique que j’essaie de promouvoir depuis 2006-2007. ( http://pacte-democratique.blogspot.com ) . j’espère qu’il en retiendra quelques unes.

12 propositions pour 2012


1) Non cumul des mandats

Art 1) – « Les mandats nationaux, régionaux et départementaux, ne peuvent se cumuler qu’avec le simple mandat de conseiller municipal ».
Art 2) – « Nul ne peut être éligible à plus de deux mandats successifs pour la même fonction hormis celle de conseiller municipal ».

2) Calendrier électoral .
les législatives se dérouleront au mi-terme de la mandature présidentielle.

3) Dose de proportionnelle
à l’Assemblée Nationale ;(permettre l’expression des minorités au parlement) ; La dose doit permettre à une liste aynat obtenu 10 % des voix de former un groupe à l’Assemblée Nationale ; seul moyen d’avoir une parole libre et indépendante.

4) Statut de l’élu
 (éligibilité, indemnités, conflits d’intérêt et modalités..) (réduction de 30 % des indemnités et frais de mandat)

5) Un Sénat citoyen ; (contre pouvoir citoyen)
en remplacement du Sénat actuel et du CES national (supprimés). (rôles de contrôle, d’information, d’études et d’enquêtes, avis). (sénateurs tirés au sort entre les parmi les conseillers municipaux de base)

6) Renforcement des pouvoirs des Cours des Comptes
Nationale et Régionales. (contrôle, suivi, coercition - travail en liaison avec les Chambres des citoyens)

7) Référendum d’initiative citoyenne.
(organisé pendant l’élection présidentielle sur les sujets des pétitions ayant obtenues au moins 1 à 1,5 millions de signatures)

8) Reconnaissance du vote blanc
si à un scrutin, on obtient 50 % de votes blancs, le scrutin sera à refaire

9) Réforme des institutions décentralisées ( Contre pouvoir citoyen)
Création d’une Chambre des citoyens à chaque niveau (région, département, ville). Fonctions de contrôle et d’information. A la Région en remplacement du CESR, membres tirés au sort parmi les conseillers municipaux de base. Ville et Département, parmi les électeurs volontaires du corps électoral correspondant.

10) Référendum locaux
à l’occasion des élections, référendums sur les questions d’intérêt local ayant fait l’objet de pétitions recueillant des signatures d’au moins 5 % du corps électoral correspondant.

11) Maisons de citoyens et de la participation civique.
(dans chaque ville, avec une politique de sensibilisation et de formation aux droits et devoirs du citoyen, aux libertés publiques, aux contrôles démocratiques.

12) Droit de vote aux étrangers aux élections locales
(étrangers en situation régulière en France depuis plus d’un an)

http://pacte-democratique.blogspot.com

Par bernard29 - Publié dans : le Pacte Démocratique - Communauté : Pacte Démocratique pour 2012
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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 14:44

oui cette loi sur les parrainages  est une hypocrisie. ( main mise ou jeu des grands partis sur la sélection des candidats)
Il faut donc en changer.



PROPOSITION
;


  - Un parti ou mouvement politique, déjà représenté dans une assemblée parlementaire (assemblée nationale, Sénat ou parlement européen), peut présenter un candidat à la Présidentielle.

- A défaut, il sera nécessaire qu'un parti ou mouvement ait été présent à au moins deux légistatives consécutives avec un candidat dans au moins la moitié des circonscriptions.-

 

 

La succession de deux scrutins législatifs prouverait l'inscription du mouvement dans une certaine durée politique,  et la moitié des circonscriptions indiqueraient le besoin d'inclure ce parti ou ce mouvement dans le débat démocratique national.

Ainsi on éviterait l'opportunisme politicien et les revendications catégorielles.  

Par bernard29 - Publié dans : le Pacte Démocratique - Communauté : Pacte Démocratique pour 2012
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Vendredi 6 janvier 2012 5 06 /01 /Jan /2012 17:36

voici un entretien à écouter  et peut être un livre à acheter.

 

Par bernard29 - Publié dans : Analyses - Communauté : Pacte Démocratique pour 2012
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Lundi 10 octobre 2011 1 10 /10 /Oct /2011 08:08

Voici donc, qu'une mobilisation sans pareil de médias, télés ( 3 débats extrêmement suivis) , de citoyens de gauche, n'a abouti qu'à une participation de 2, 2 millions voire 2,5 millions de votants.

 

C'est là que l'on se rend compte que le quorum demandé pour le Référendum d'Initiative Citoyenne  (10 % du corps électoral soit 4, 5 millions de pétitionnaires, adoubés par près de 200 parlementaires ) est une vaste fumisterie.

 

je dirais même  que l'on se moque du monde.   Le pacte démocratique 2012 a fixé ce quorum à 1 millions de pétitionnaires ce qui est déjà beaucoup.

 

Le moment est venu de construire quelque chose autour de ce Pacte ou de la nécessaires rénovation de la démocratie française.

Par bernard29 - Publié dans : Analyses - Communauté : Pacte Démocratique pour 2012
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Samedi 30 juillet 2011 6 30 /07 /Juil /2011 13:47

article du Point :   

"les bonus au sénat ne sont pas occultes, mais on ne peut pas tout mettre sur le site du Sénat"

vous comprenez, la transparence ça va bien un peu ... !!!

 

Une quarantaine de sénateurs bénéficient de 1,15 million d'euros de compléments d'indemnité affirme Mediapart, qui dénonce un système de rémunérations opaques, ce que conteste le Sénat qui en justifie la légitimité au regard des missions accomplies.

"Le Sénat ment par omission sur le salaire de ses membres", dénonce le site d'information en ligne, qui affirme que la Haute Assemblée "distribue au fil de l'année 1,15 million d'euros de compléments d'indemnités à une armée de +dignitaires+ de tous bords, sans que le public en soit informé".

Le site en veut pour preuve l'absence de référence de ces compléments d'indemnité sur le site officiel du Sénat qui détaille la rémunération des sénateurs.

 

Interrogé par l'AFP, le Sénat a expliqué au contraire que "les compléments d'indemnité évoqués par Mediapart ne sont pas secrets. Ils sont prévus par une loi de 2002, leurs bénéficiaire, appelés +autorités politiques+, sont désignés par le bureau du Sénat. On ne fait pas tout figurer sur notre site internet mais il suffit de s'adresser à nos services de la questure pour avoir ces informations".

 

Le Sénat n'a confirmé à l'AFP ni le montant ni le nombre des bénéficiaires des compléments d'indemnité avancés par Médiapart. Mais, selon des sources proches du dossier contacté par l'AFP, les informations fournies seraient "proche de la réalité".

 

Selon Médiapart, "48 sièges, soit 14% de la chambre, sont dotés d'un complément d'indemnité". Parmi les bénéficiaires figurent 8 vice-présidents du Sénat, dont Jean-Pierre Raffarin (UMP) et Catherine Tasca (PS) pour une rallonge de 2.080 euros par mois. Dix-sept patrons de commission et présidents de groupe politique ou rapporteurs généraux bénéficient d'un même montant.

- Trois présidents de délégation perçoivent un supplément de 1.930 euros, le président de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques récupère 890 euros par mois et 14 secrétaires du Sénat 710 euros mensuel.

Mediapart affirme par ailleurs que la masse budgétaire consacrée à ces bonus a augmenté de 5% entre 2010 et 2011.

"Mais, il n'y a pas eu d'augmentation de ces indemnités qui sont indexées sur la valeur du point de la fonction publique", a précisé le Sénat en évoquant "une évolution du nombre des bénéficiaires".

 

Le Sénat a récemment déposé plainte pour vol et abus de confiance après une série de révélations par Mediapart, facsimilés de documents à l'appui, sur des notes de frais douteuses d'un questeur PS et des primes versées aux sénateurs.

Une enquête a été confiée à la Brigade de répression de la délinquance astucieuse (BRDA) qui doit s'attacher à identifier les responsables des "fuites" au sein de la Haute Assemblée.

Par bernard29 - Publié dans : le coût de la démocratie
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Jeudi 28 juillet 2011 4 28 /07 /Juil /2011 10:12

le journal "médiapart"  continue son travail d'investigation et de salubrité publique sur les privilèges de nos institutionnels.

Journal Médiapart.

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Le Sénat ment par omission sur le salaire de ses membres. A lire son site internet, les 343 élus du Palais du Luxembourg ne toucheraient «que» 7.100 euros d'indemnité par mois. C'est faux. Au moins pour certains. Chaque mois en effet, une quarantaine de sénateurs, pompeusement appelés«dignitaires», jouissent de confortables rallonges. Jusqu'ici, seul le supplément accordé au Président était connu (7.270 euros mensuels); de même que le bonus offert aux trois questeurs (5.170 euros), depuis que Mediapart en a révélé le montant. En réalité, d'après des documents que Mediapart s'est procurés, le Sénat distribue au fil de l'année 1,15 million d'euros de compléments d'indemnité à une armée de «dignitaires» de tous bords, sans que le public en soit informé.

 

Après la polémique sur la prime versée fin juin aux sénateurs (que le Palais a finalement dû se résoudre à annuler), ces nouvelles révélations risquent de faire tache. Sollicité, le service Communication n'a pas souhaité nous répondre. Voici les chiffres, dans le détail:

•  8 vice-présidents du Sénat – 4 UMP (dont Jean-Pierre Raffarin), 2 PS (dont Catherine Tasca), 1 Union centriste, 1 communiste – touchent une rallonge de 2.080 euros par mois.

• 17 patrons de commission, présidents de groupe politique ou rapporteurs généraux voient leur feuille de paie gonflée de 2.080 euros par mois.

• 3 présidents de Délégation (dont celle aux Droits des femmes) bénéficient d'un supplément de 1.930 euros.

• Le président de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques récupère 890 euros par mois.

• 14 secrétaires du Sénat touchent 710 euros.

• Enfin, Christian Poncelet, toujours vaillant sur les bancs UMP, jouit d'une indemnité complémentaire de 4.320 euros mensuels en tant qu'ancien président du Sénat. (Ce montant était connu des seuls initiés jusqu'au 21 juillet dernier, mais après que Mediapart a posé une question sur le sujet au service Communication du Palais, Gérard Larcher a choisi de le rendre public dans un entretien à France Soir, pour mieux annoncer qu'il y renoncerait, à titre personnel, le moment venu.)

En tout, 48 sièges, soit 14% de la chambre, sont dotés d'un complément d'indemnité – qui s'ajoute bien sûr aux enveloppes allouées à tous les parlementaires pour financer l'emploi de collaborateurs ou les dépenses liées à l'exercice du mandat. Les heureux bénéficiaires étant désignés par leurs pairs.

Nombre de ces fonctions de prestige (vice-présidents, secrétaires...) sont renouvelées tous les trois ans, ce qui permet à bien plus que 48 sénateurs de bénéficier d'une rallonge à un moment donné de leur mandat.

 

Des sommes en augmentation

Ces compléments de salaire sont-ils seulement légitimes? La casquette de «président de commission» est sans nulle doute associée à une foultitude de tâches particulières, et les vice-présidents du Sénat sont contraints de diriger à tour de rôle les séances dans l'hémicycle. En théorie, le «rapporteur général de la commission des Finances» cravache dur aussi – l'actuel occupant (l'UMP Philippe Marini) trouve malgré tout le temps de siéger aux conseils d'administration de multiples sociétés privées.

A l'inverse, le surplus de travail qui incombe à Michèle André (PS), la patronne de la Délégation aux droits des femmes (32 heures de réunion en 2009/10, 17 heures en 2008/09), justifie-t-il un bonus de 1.930 euros par mois? Quant aux 14 «secrétaires», issus de tous les groupes politiques, leur rôle se résume à siéger au bureau du Sénat, qui se réunit à peine une fois par mois... Parmi ces «petits» dignitaires, on retrouve d'ailleurs des parlementaires peu réputés pour leur assiduité ou leur force de travail, tels le socialiste Jean-Noël Guérini, qui compte une intervention unique cette année en séance publique (zéro en 2009/10, zéro en 2008/09), ou l'UMP Philippe Nachbar (2 interventions depuis octobre 2010).

Mais quel que soit le bien-fondé de ces gratifications, l'essentiel du problème est ailleurs: c'est l'opacité du système, organisée par l'institution elle-même. Ainsi le président du Sénat, Gérard Larcher, se contente-t-il de communiquer sur son complément d'indemnité – pour mieux se vanter de l'avoir diminué en 2009. Mais pourquoi le montant des autres rallonges est-il caché? Sans doute la maison, tous partis confondus, a-t-elle du mal à les assumer. D'après nos informations, ces scrupules ne l'ont pas empêchée, entre 2010 et 2011, d'augmenter d'environ 5% la masse budgétaire consacrée à ces «bonus» de dignitaires.

 

Boite noire

 

Le Sénat a beau avoir déposé plainte pour «vol» de documents et «abus de confiance» le 13 juillet dernier, dans l'objectif revendiqué d'identifier et d'intimider nos sources, nous continuons notre travail d'investigation pour mettre au jour les secrets du Palais du Luxembourg.

 

A quelques semaines des élections sénatoriales (programmées le 25 septembre), les grands électeurs ont plus que jamais le droit d'être informés sur la manière dont cette maison est gérée – de même que l'ensemble des citoyens. Malgré l'ouverture d'une enquête préliminaire par le parquet de Paris, qui autorise par exemple la fouille d'ordinateurs au Sénat, nous poursuivrons donc la publication de documents clés, jusqu'ici confidentiels mais d'intérêt public.

Par bernard29 - Publié dans : le coût de la démocratie
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Dimanche 10 juillet 2011 7 10 /07 /Juil /2011 11:44

Voici un trés bon article de Corinne le Page paru dans RUE 89

 

Citoyens !!  il serait temps de se réveiller!!!  

 

Haro sur les contre-pouvoirs des finances locales

Par Corinne Lepage | Présidente de Cap21 | 07/07/2011 | 14H06

 

 

Une grande première : les magistrats des chambres régionales des comptes (CRC) ont refusé de siéger en raison de la réforme qui devrait réduire massivement les contrôles financiers des CRC sur les élus locaux.
Alors que le gouvernement n'a de cesse de rappeler le caractère exemplaire de l'Etat, la lutte contre les
conflits d'intérêts, la transparence, il décide, en urgence de faire voter un texte destiné à réduire le nombre, les moyens et le champ de compétence des CRC. Et de plus, le texte est présenté en début de vacances scolaires pour être discuté en deux jours.

 

Revenons trente ans en arrière. La décentralisation s'est accompagnée de la création des chambres régionales des comptes chargées de veiller sur la gestion financière et pas seulement comptable des collectivités locales.

Ce contrôle n'a pas empêché la déferlante des affaires politico-financières des années 80-90 mais les magistrats ont progressivement pris leur marque, trouvé les moyens de donner des débouchés pénaux aux malversations qu'ils avaient trouvées et permis aux oppositions de mettre en exergue les lettres des cours critiquant budget ou comptes.

C'était trop. Avant de quitter le gouvernement, Lionel  Jospin supprimait une partie de la compétence des CRC, celle concernant précisément la gestion financière.

 

Dix chambres au lieu de vingt-deux

 

Philippe Seguin avait préparé une réforme reprise après son successeur que contestent les magistrats des cours. A des critiques de fond s'ajoute aujourd'hui une critique de forme puisque le député Jean-Luc Warsmann (UMP), a présenté des amendements destinés à faire « adopter en force et dans la précipitation » le projet de réforme dans un autre cadre, celui d'un texte sur les procédures de la justice. Le Syndicat des juridictions financières (SJF), qui rassemble 70% des 350 magistrats financiers, souligne dans un communiqué :

« Par l'utilisation de la procédure accélérée, les parlementaires à l'origine de cette manœuvre, empêcheront ainsi plusieurs lectures du projet de loi et donc tout débat sur une réforme qui touche à des institutions cruciales pour l'équilibre de la vie publique locale. »

 

Sous prétexte d'accroître les pouvoirs, la réforme :

  • réduit le nombre de chambres à dix (contre vingt-deux),
  • réduit les moyens,
  • supprime la mission essentielle et « gênante » du jugement de la responsabilité financière des élus.

 

Ainsi, une fois de plus, la politique de l'oxymore est portée aux sommets et le pouvoir montre dans quel degré de considération et d'estime il tient la justice dans ce pays.

 

« Un coup sévère au contrôle des finances publiques locales »

 

Il est vrai que les CRC sont les premières à voir les marchés truqués, les subventions fantômes ou illicites, les petits services rendus entre amis… pour permettre à une infime minorité de continuer ses prébendes en toute sérénité, la majorité est prête à passer par pertes et profits deux des articles de la Déclaration des droits de l'homme les moins appliqués mais les plus importants dans la démocratie :

 

  • - Article 14. Les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d'en suivre l'emploi, et d'en déterminer la quotité, l'assiette, le recouvrement et la durée.
  • - Article 15. La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration. »

Selon les magistrats, elle va conduire à un affaiblissement des CRC « par le refus de leur confier le jugement de la responsabilité financière des élus locaux et par la réduction de leur présence sur le territoire ». La réforme « va porter un coup sévère au contrôle des finances publiques locales en amoindrissant les forces des chambres régionales qui démontrent pourtant chaque jour qu'elles sont indispensables à la démocratie locale », considèrent-ils.

 

Les magistrats contestent en particulier une disposition qui prévoit que le nombre de CRC sera au maximum de vingt. Philippe Séguin prévoyait même de remplacer les vingt-deux CRC actuelles – une par région – par une dizaine de chambres interrégionales absorbées par la Cour des comptes.

 

 * * * * * * * *

 

Les chambres régionales des comptes (CRC)

Créées en 1982 avec la décentralisation, les CRC sont des juridictions financières indépendantes, notamment chargées de vérifier la bonne gestion des collectivités locales.

Elles peuvent informer le parquet si elles constatent des infractions.

Par bernard29 - Publié dans : contre-pouvoirs - Communauté : Pacte Démocratique pour 2012
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Dimanche 22 mai 2011 7 22 /05 /Mai /2011 23:56

Voici une présentation synthétique de la proposition de pouvoir citoyen

 

Le pouvoir citoyen 2012
«le principe d’un pouvoir exercé par des citoyens tirés au sort est infiniment respectable»

Organisation.

a) A chaque niveau de décision, doit correspondre un lieu de pouvoir citoyen, en commençant par le niveau communal; ces lieux de pouvoirs citoyens peuvent être dénommés « Chambres citoyennes» ou « Comités de Citoyens. »
b) L’installation de ces comités de citoyens entraînera ipso facto la disparition des Comités Economiques et Sociaux. Ceux-ci, au fil du temps, sont devenus des lieux de lobbying, de corporatismes, de cooptation amicale ou pour services rendus, etc..
c) Les comités sont placés sous la responsabilité des Cours des Comptes, aux capacités accrues.

Hiérarchie institutionnelle
- le Comité Sénatorial de Citoyens ( national)

Comme De Gaulle en 1969, il est proposé de supprimer le Sénat actuel, de supprimer le CES national, et d’installer un Comité Sénatorial de Citoyens, dont les membres seront tirés au sort parmi les 130 000 conseillers municipaux de base, respectant la parité hommes/femme et une bonne répartition régionale. Le mandat du tiré au sort ne durera pas plus d’un demi mandat municipal (3 ans).

- le Comité Régional des Citoyens (et départemental)

Suppression des Comités Economiques et Sociaux régionaux. Les comités de Citoyens sont composés de membres tirés au sort sur les listes électorales des territoires correspondants. Au même nombre que les élus des assemblées correspondantes.

- Le Comité communal des citoyens

Considérant les avancées particulières de la démocratie communale, l’initiative est laissée aux communes pour installer leurs comités de citoyens

Les fonctions des Comités de Citoyens.

- Fonction de contrôle du fonctionnement des Assemblées et organismes publics et d’intérêt public, au niveau territorial correspondant, en association avec les Cours des Comptes. ( en particulier audiovisuel public par ex)
- Fonction d’enquêtes, d’études et d’avis.
- Fonction de relais citoyens (gestion et responsabilité des pétitions pour les RICs.
- Fonction d’information des citoyens (responsabilité dans le suivi et la transparence des commissions de débats publics et formation du public).


Le Statut du Citoyen tiré au sort.

- Les » tirés au sort » sont rémunérés
- le mandat d’un tiré au sort n’excédera pas la durée d’un demi mandat d’un élu. On ne peut être tiré au sort qu’une fois.
- Il sera établi une « Charte du Tiré au sort »
contenant des droits et devoirs (compte rendu public de son mandat.)


La formation du Pouvoir Citoyen.
L’instauration d’un tel pouvoir, ne peut se concevoir sans

- la mise en place d’une grande politique de sensibilisation et de formation aux droits et devoirs du citoyen, aux libertés publiques, aux contrôles démocratiques.
- l’installation dans chaque ville ou commune d’une "Maison du Citoyen" chargée d’en être le vecteur.

 

Par bernard29 - Publié dans : contre-pouvoirs - Communauté : Réseau Rénovation-Démocratique
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Samedi 21 mai 2011 6 21 /05 /Mai /2011 18:30

Article Agoravox du 21/05/2011 par Pierre Jean Duvivier 

 

La jeunesse espagnole réunit au sein du mouvement "du 15 mai" redonne un peu d'espoir à cette vieille Europe qui sombrait dans le fatalisme, le racisme et la déprime aigüe. Enfin des gens se lèvent pour dire "cela suffit" sans voir dans son voisin la faute de tout ses maux. Je vous propose la traduction du manifeste du collectif du 15 mai espagnol qui sonne tout aussi bien en Français. Ce mouvement est à soutenir, appuyer et à developper en France maintenant.

 

Manifeste du collectif du 15 mai (Espagne).

 

Nous sommes des personnes normales et ordinaires. Nous sommes comme toi : des gens qui se lèvent tous les matins pour étudier, pour travailler ou pour chercher du travail, des personnes qui ont une famille et des amis. 

Nous travaillons dur tous les jours pour vivre et donner un futur meilleur à ceux qui nous entourent.

Certains d’entre nous se considèrent progressistes, d'autres plus conservateurs. Croyants ou non, avec des idéologies bien définies, ou apolitiques.

 

Cependant nous sommes tous préoccupés et indignés par le contexte politique, économique et social qui nous entoure, par la corruption des politiciens, des chefs d'entreprises, des banquiers… par le manque de défense du citoyen. Cette situation nuisible au quotidien, peut être changée si nous nous unissons. Il est temps de se mettre en marche, de construire ensemble une société meilleure. Pour cela nous soutenons fermement ce qui suit :

 

-Les priorités de toute société avancée doivent être l'égalité, le progrès, la solidarité, le libre accès à la culture, le développement écologique durable, l’épanouissement, le bien-être du citoyen.

-Il existe des droits fondamentaux qui devraient être couverts dans ces sociétés tels que le droit au logement, au travail, à la culture, à la santé, à l'éducation, à la participation à la vie politique, au libre développement personnel ainsi que le droit à la consommation des biens nécessaires pour mener une vie saine et heureuse.

-L'actuel fonctionnement de notre système économique et gouvernemental ne répond pas à ces priorités et représente un obstacle pour le progrès de l'humanité.

 

- La démocratie part du peuple (dêmos=peuple ; kratos=le pouvoir) et dans cette optique le gouvernement doit naitre du peuple. Toutefois, dans ce pays, la majorité de la classe politique ne nous écoute pas. Alors que ses fonctions devraient être celles de porte- paroles de nos revendications auprès des institutions, en permettant la participation politique des citoyens au moyen de voies directes procurant ainsi un meilleur bénéfice pour l’ensemble de la société, nous assistons à un enrichissement et à leur prospérité à nos dépends.

 

-Le besoin irrépressible de pouvoir de certains d’entre eux provoque une inégalité, de la crispation et de l'injustice, ce qui conduit à la violence que nous rejetons. Le modèle économique en vigueur, obsolète et antinaturel bloque la machine sociale et la convertit en une spirale qui se consume en enrichissant quelques-uns et en plongeant dans la pauvreté et la pénurie les autres. Jusqu'à l'effondrement.

-La volonté et la finalité du système est l'accumulation d'argent, la plaçant au-dessus de l'efficacité et le bien-être de la société. En gaspillant des ressources, détruisant la planète, produisant du chômage et des consommateurs malheureux.

-les citoyens font partie de l’engrenage d'une machine destinée à enrichir une minorité qui ignore tout de nos besoins. Nous sommes anonymes, mais sans nous, rien de ceci n’existerait parce que nous faisons bouger le monde.

-Si comme société nous apprenons à ne pas confier notre futur à une rentabilité économique abstraite qui n'est jamais favorable à la majorité, nous pourrons éliminer les abus et les manques que nous souffrons tous.

Une Révolution Morale est nécessaire. Nous avons mis l'argent au-dessus de l'Être Humain alors que nous devrions le mettre à notre service. Nous sommes des personnes, non des produits de marché. Je ne suis pas seulement ce que j'achète, pourquoi et à qui je l’achète.

Pour tout ce qui précède, je suis indigné.

 

Je crois que je peux le changer.

Je crois que je peux aider.

Je sais qu'unis nous pouvons.

Sort avec nous. C'est ton droit.

Par bernard29 - Publié dans : initiatives - Communauté : Réseau Rénovation-Démocratique
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