Quantcast

Bonjour,

Bienvenue sur le blog de la rénovation démocratique. Notre combat actuel est de faire la promotion du Pacte démocratique 2012, dans la perspective des élections présidentielles et de promouvoir l'instauration d'un contre pouvoir citoyen.  Nous espérons compter sur vous pour en discuter et le diffuser. merci.

__________________________________________________________________________________________

Jeudi 18 avril 2013 4 18 /04 /Avr /2013 17:22

il s'agit bien sûr de Monsieur Dosière.

 

on croyait que les indemnités des élus-cumulards étaient plafonnées . Sans doute mais ils pouvaient distribuer le surplus à une  personne de leur choix ( épouse, amis etc..) c'est incroyable. Et on l'apprend par Monsieur Dosière qui vient de faire passer un amendement interdisant ces pratiques.

 

René Dosière s'est encore fait plein d'ennemis ce mercredi. La loi sur l'élection des conseillers municipaux, communautaires et départementaux adoptée dans l'après-midi contient un amendement, introduit par le député socialiste, qui met fin à une pratique très appréciée des députés et sénateurs : l'écrêtement. En gros, un cumulard pouvait jusqu'alors reverser à la personne de son choix le surplus de la somme qu'il ne peut toucher, puisque, selon la loi, le total de toutes ses rémunérations est limité à environ 8 300 euros (soit 1,5 fois l'indemnité parlementaire).

Prenons l'exemple d'un député-président de conseil régional. Le total de ses indemnités dépasse d'environ 3 000 euros le plafond fixé par la loi. Il disposait donc de façon discrétionnaire de 3 000 euros, qu'il pouvait distribuer à un ou plusieurs élus de la collectivité - un ami, un allié, un obligé, une épouse... La pratique est désormais interdite. Le surplus est directement reversé dans les caisses de la collectivité (conseil régional, général, ville...), qui décidera de son usage de façon transparente - le mot est à la mode.

"L'amendement a un peu fait tiquer mes amis socialistes", s'amuse René Dosière, pas mécontent de son coup. Le député de l'Aisne reconnaît que le climat post-affaire Cahuzac l'a aidé. Deux ans plus tôt, il avait échoué à faire adopter par l'Assemblée nationale un amendement équivalent. Mais la rebuffade avait arrangé tout le monde : élus de droite comme de gauche profitaient de cette petite largesse de la République...

 

article de Mr Révol sur le Point de ce jour . 17/04/2013.

 

Bravo Monsieur Dosière.

Par bernard29 - Publié dans : le coût de la démocratie - Communauté : Pacte Démocratique pour 2012
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 6 avril 2013 6 06 /04 /Avr /2013 10:20

Bonjour,  depuis quelque temps j'avais laissé le blog en l'état.

mais aujourd'hui alors que la question démocratique fait l'actualité c'est peu de le dire, je le réactive. Surtout, je viens de voir que certains députés PS propose la mise en place d'un "référendum à choix multiples" pour sortir la majorité de l'impasse actuelle. or il y a bien longtemps, (voir dans les articles archivés), nous avions présenté une possibilité de Référendum à options, qui justement permet d'éviter la confusion "référendum-plébiscite" et qui oblige au dénat public.

 

mais tout d'abord , voici une nouvelle présentation réduite  du pacte démocratique.

 

GGFACK4000-7.gif

 

 

A l’heure où la crédibilité des élus de la République est au plus bas, que nos instances nationales se penchent sur d’éventuelles modifications constitutionnelles ou d’avancés démocratiques potentielles, nous proposons "5 mesures déterminantes" aptes à engager une évolution positive de notre démocratie,  dans le but

- de favoriser la participation électorale et le développement de l'esprit civique

- d'assurer un renouvellement constant du personnel politique

- d'instiller des éléments de démocratie directe

- d'instaurer un contre pouvoir citoyen

 

le Pacte Démocratique du Citoyen est un pacte proposé au Président de la République qui est le seul apte à lancer  un référendum constitutionnel par l'article 11. Car même si le parlement est en capacité de rénover la démocratie, il ne le fera pas. C'est entendu.

 

1) Non cumul des mandats 

  • Art 1) – « Les mandats nationaux, régionaux et départementaux, ne peuvent se cumuler qu’avec le simple mandat de conseiller municipal».  
  • Art 2) – « Nul ne peut être éligible à plus de deux mandats successifs pour la même fonction hormis celle de conseiller municipal ».  (l’élection est l’honneur de la démocratie, la réélection son fléau.)
  • Art 3) – « Les fonctionnaires de catégorie A ne peuvent être éligibles à un mandat électoral, hormis celui de conseiller municipal ».  (déjà en charge de l’intérêt général, et nul ne peut être juge et partie)

Particularités du mandat de conseiller municipal ( expliquant, l'exception faite à ce mandat) a) Personne ne peut interdire à quiconque de s'intéresser et de participer à la vie politique de sa commune, cellule de base de la démocratie. b) le mandat de conseiller municipal est un mandat bénévole. c) Mandat de proximité, il enlève aux élus nationaux leur argument selon lequel ils seraient coupés du terrain

 

2) Un vrai contre pouvoir citoyen

 

Création d’une assemblée citoyenne tirée au sort, en remplacement du Conseil Economique, Social et Environnemental, au niveau national et aux niveau régional,

  • a) - composés de membres tirés au sort,  à chaque échéance électorale du niveau correspondant.
  • b) - avec les fonctions suivantes ; rôles de contrôle des institutions et élus, d’études et d’enquêtes sur demande d’une pétition de  150 000 citoyens, responsable du suivi des Référendums d’Initiative Citoyenne) 

3 ) Référendum d'initiative citoyenne,

  • a) -  en matière législative et constitutionnelle, organisé lors des échéances électorales correspondantes, sur les sujets des pétitions ayant obtenues au moins  1,5 millions de signatures et sous la responsabilité des Assemblées Citoyennes..
  • b) - en matière territoriale ;  à l’occasion des élections, référendums sur les questions d’intérêt local ayant fait l’objet de pétitions recueillant des signatures d’au moins 5 % du corps électoral correspondant. 

4 ) Maisons de citoyens et de la participation civique.

 

Développer dans chaque ville, avec une politique de sensibilisation et de formation aux droits et devoirs du citoyen, aux libertés publiques, aux contrôles démocratiques pour la formation des citoyens pour la fonction de conseiller municipal et de juré tiré au sort. 

 

5 ) Droit de vote aux étrangers aux élections locales

 

Pour les étrangers en situation régulière en France depuis plus d'un an

 

 

Pour la formule développée , voir  http://pacte-democratique.blogspot.fr/

Par bernard29 - Publié dans : le Pacte Démocratique - Communauté : Réseau Rénovation-Démocratique
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 10 novembre 2012 6 10 /11 /Nov /2012 17:26

A l'aune des agences de notation, et en cette période faste pour les rapports de toute nature,  le blog "changer la république", après lecture du rapport,   considère que  Monsieur  Jospin est non compétitif en matière démocratique.

 

Selon les critéres actuels de la définition de la compétitivité,

 

Compétivité hors côut ;  Nul en R&D   : Zéro au point de vue innovation, Zéro au point de vue développement.

De fait Jospin est resté scolaire et répond aux seules questions posées par la lettre de mission de  Hollande. En fait Hollande avait besoin de fiches pour expliciter les quelques promesses faites pendant la campagne. Pas plus et même un peu moins si possible.

 

Reste la compétitivité "coût"

Même si les membres de la commission sont des bénévoles, cette commission pas  servi a grand chose. ( puisque la reforme sur le non cumul des mandats était une promesse claire de Hollande et du PS ; il n'avait qu'a faire une loi tout de suite ou un référendum).  Bon il est vrai que si cette proposition sur le non cumul est acceptée par  le parlement, ce sera toujours ça de pris.  Cette réforme est quand même fondamentale pour les députés et les sénateurs.  Mais quelle lenteur.( près de trois présidentielles de commisssions en commissions).  ça aura donc coûté cher.  ( frais de fonctionnement et de papier) et recyclage de vieilles badernes qui ont déjà trop couté à notre société ( Bachelot; 1 milliard. par ex .).

 

Donc;  il faut définitivement procéder à un plan social drastique  contre Jospin et "ses animateurs", car ils nous font perdre du temps . "Or le temps c'est de l'argent" comme le disent  Attali et les économistes réunis. ( et oui eux aussi).

 

Mais, pas de tergiversation, il faut poursuivre le combat pour une vraie rénovation démocratique, au moyen d'un PACTE DEMOCRATIQUE, avec au moins douze propositions.

1) Non cumul des mandats 

  • Art 1) – « Les mandats nationaux, régionaux et départementaux, ne peuvent se cumuler qu’avec le simple mandat de conseiller municipal».  
  • Art 2) – « Nul ne peut être éligible à plus de deux mandats successifs pour la même fonction hormis celle de conseiller municipal ».

2) Calendrier électoral 

  • les législatives se dérouleront au mi-terme de la mandature présidentielle.

3) Dose de proportionnelle à l’Assemblée Nationale

  • (permettre l’expression des minorités au parlement) (25 %, avec diminution du nombre de députés à 400 ).

4) Statut de l'élu ; (éligibilité, diminution des indemnités, conflits d'intérêt et modalités.plus de réserve parlemetnaire, contrôle)

5) Un Sénat citoyen

  • en remplacement du Sénat actuel et du CES national (supprimés). (rôles de contrôle des organismes publics et parapublics, d’information, d’études et d’enquêtes, avis). (sénateurs tirés au sort entre les parmi les conseillers municipaux de base)

 6) Renforcement des pouvoirs des Cours des Comptes 

  • (contrôle, suivi, coercition - travail en liaison avec les Chambres des citoyens)  

7) Référendum d'initiative citoyenne

  • (organisé pendant l’élection présidentielle sur les sujets des pétitions ayant obtenues au moins 1 à 1,5 millions de signatures) 

8) Reconnaissance du vote blanc

  • si à un scrutin, on obtient 50 % de votes blancs, le scrutin sera à refaire 

9) Réforme des institutions décentralisées

  • Création d’une Chambre des citoyens à chaque niveau (région, département, ville). Fonctions de contrôle et d’information. A la Région en remplacement du CESR, membres tirés au sort parmi les conseillers municipaux de base. Ville et Département, parmi les électeurs volontaires du corps électoral correspondant. 

10) Référendum locaux

  • à l’occasion des élections, référendums sur les questions d’intérêt local ayant fait l’objet de pétitions recueillant des signatures d’au moins 5 % du corps électoral correspondant. 

11) Maisons de citoyens et de la participation civique.

  • (dans chaque ville, avec une politique de sensibilisation et de formation aux droits et devoirs du citoyen, aux libertés publiques, aux contrôles démocratiques. 

12) Droit de vote aux étrangers aux élections locales

  • (étrangers en situation régulière en France depuis plus d'un an)

 

Si tout ça vous intéresse ainsi que le projet de CONTRE POUVOIR CITOYEN  , voir http://pacte-democratique.blogspot.fr/ 

et  http://changerlarepublique.over-blog.com/ .  ou mes billets sur Médiapart.

Par bernard29 - Publié dans : le Pacte Démocratique - Communauté : Pacte Démocratique pour 2012
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Jeudi 13 septembre 2012 4 13 /09 /Sep /2012 11:17

aprés quelques semaines d'inaction,  nous revenons afin de se préparer pour le rapport de la commission Jospin, qui devrait intervenir avant la fin de l'année.

merci de votre attention

Par bernard29 - Publié dans : Divers - Communauté : Pacte Démocratique pour 2012
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 13 juillet 2012 5 13 /07 /Juil /2012 13:48

« Arrêter de cumuler en 90 jours, c’est possible ! ». Imaginé par le collectif "Participe Futur" , sur le modèle d’un célèbre site de lutte contre le tabac, leCumul info Service ( http://www.cumul-info-service.fr/# ) propose une plateforme aux élus pour les aider à "arrêter de cumuler. Oui le cumul des mandats est une addiction.

 

Pour la seule Assemblée Nationale, 339 des députés élus en 2012 en sont victimes. Parmi eux se distinguent les 179 socialistes qui s’étaient engagés à renoncer à tout mandat exécutif local avant fin septembre 2012.

 

Députés et sénateurs socialistes, vous avez de la chance ; la date a déjà été décidée. Celle du 30 Septembre 2012. Le site "Cumul Info Service" est pour vous et vous propose, en 90 jours et avant la date limite du 30 septembre, de vous délester de votre surplus d’activité qui est « grave pour la démocratie ».

 

Rien ni manque sur ce site de santé publique.

 

- les symptomes de la maladie ; « La phobie d’être battu à une élection, la peur du vide, le besoin d’activité, etc. »,

- des conseils pratiques,

- le déroulé des étapes à franchir ; je me motive, j’arrête , je tiens bon....

- des paroles d’experts, ; deux parrains, Bastien François, constitutionnaliste, et Marc-Olivier Padis, directeur éditorial du think-tank Terra Nova, proposent leur regard d’experts « reconnus dans la lutte contre le cumulisme » dans des entretiens vidéo.

- des témoignages de cumuleurs, ( Celui de Bernard S. par exemple, vingt ans de cumul : « Me voici “simple député”, ça fait bizarre. Ceci étant, je me raccroche à l’idée que j’ai fait mon temps en tant que maire. Une de mes adjointes a été élue à ma succession la semaine dernière. Je suis RA-VI ! Elle me rappelle le jeune et fringuant élu que j’étais lorsque j’ai succédé à mon père à la tête de la mairie il y a trente ans ! »)

- mais aussi des réponses aux questions et angoisses qui assaillent les élus tout au long du programme de sevrage.

 

Vous aussi vous pouvez aider l’ élu proche de chez vous, en lui envoyant "une carte d’encouragement" en allant sur le site Cumul-info-service.

 

Voilà, une très bonne initiative et un moyen efficace pour agir contre le cumul des mandats. Les élus vont bientôt se retrouver en Université d’Eté pour préparer la rentrée pendant laquelle ils devront laisser leurs mandats supplémentaires . Aidez les à tenir leur promesse.

rappel du site ; http://www.cumul-info-service.fr/#



Par bernard29 - Publié dans : cumul des mandats - Communauté : Pacte Démocratique pour 2012
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 11 juillet 2012 3 11 /07 /Juil /2012 16:24

On ne peut pas compter sur les parlementaires pour  obtenir le "non cumul des mandats". ça c'est clair.

Donc, il est nécessaire de demander un référendum. Notre démocratie est allergique aux référendums ou utilise à son gré la technique référendaire ( soit le plébiscite , soit on ne tient pas compte du résultat) pour enfumer les électeurs. Nos élus sont tellement méfiants de la démocratie,  que l’on rend le référendum quasiment impossible. (voir la procédure du référendum d’initiative populaire de Sarkozy depuis 2008), même si on se gargarise dans les discours de notions comme "démocratie du peuple", "participation citoyenne" , on en passe et des meilleures....  

 

Face a ces constats, il est  nécessaire d’innover pour la procédure réferendaire en France .

Référendum a Options sur la question du cumul des mandats.

 Pour ceux qui suivent cette question spécifique, il est possible d’isoler a peu prés les propositions plus ou moins courantes. Il suffirait donc de proposer d’ouvrir le débat référendaire en soumettant le choix sur les trois propositions en cause et de choisir la plus populaire.

cocher la case correspondante à votre choix.

  • Proposition A) (celle de Monsieur Blanc, député en 2006 ; proposition de loi N° 3108 de mai 2006 à l’Assemblée nationale )
  •  Le mandat de député est incompatible avec l’exercice d’un des mandats énumérés ci-après : conseiller régional, conseiller à l’assemblée de Corse, conseiller général, conseiller municipal.. ». et " Sont inéligibles les personnes qui ont exercé deux mandats successifs de député. »
  •  Proposition B) (celle du  Président de la République Hollande semble t'il) ; 
  • Le mandat de parlementaire est incompatible avec un autre mandat dans un exécutif local ou régional....
  • Proposition C) (celle du Pacte Démocratique)  ; 
  • Les mandats nationaux, régionaux, départementaux ne peuvent se cumuler qu’avec le mandat de conseiller municipal, et, Nul ne peut être éligible à plus de deux mandats successifs pour la même fonction hormis celle de conseiller municipal.
  • Proposition D) celle de la situation actuelle
  • "le statu quo".

La solution retenue sera celle qui aura obtenue le plus de voix.

ça s’appelle un référendum à options qui permet en plus d’ouvrir un débat public à l’occasion du référendum.  Bien évidemment il faudrait dès à présent commencer un travail de pression sur le Président de la République, seule personne apte à imposer un tel référendum selon l'article 11 de la constitution.

 

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

ce sera la mission si vous le bien, que nous allons entreprendre à présent.

Nous avons donc à étudier les meilleurs moyens de faire connaître cette proposition.

  1. - peut être faut il rédiger, améliorer un texte plus percutant, (en faire un tract...)
  2. - étudier les vecteurs de propmotion ( médias, net, appel à des signatires connus, des partenaires...)
  3. - étudier la faisabilité d'opérations de promotion. ( rencontres, manifestations, distribution de tracts..
  4. - créer un site particulier pour l'opération..
  5. - cibler les manifestations sensibles ( universités d'été des partis, congrés de versaille ssur les modifications constitutionnels à venir..) etc etc ..

Bon courage et merci de votre aide.

 

 

 

Par bernard29 - Publié dans : cumul des mandats - Communauté : Pacte Démocratique pour 2012
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Lundi 9 juillet 2012 1 09 /07 /Juil /2012 12:53

bientôt une nouvelle (!!) en Automne 2012. 

 (au lieu du 7 Juillet 2008 sur la photo.)

 

serment-copie-1.jpg

Par bernard29 - Publié dans : initiatives - Communauté : Pacte Démocratique pour 2012
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 18 avril 2012 3 18 /04 /Avr /2012 01:40

 

 

Très bon article de l’avocat Gilles Antonowicz sur la fonction présidentielle. Dans le Nouvel obs du 18/04/2012. Même si je n’appelle pas pour ma part à l’abstention, je suis d'accord avec ces propositions, en particulier le septennat non renouvelable et pour un régime primo-ministériel.

 

******************

 

C'est l'évènement central de notre calendrier politique. L'élection du président de la République au suffrage universel est pourtant une anomalie, pour l'avocat Gilles Antonowicz, qui appelle les citoyens à s'abstenir dimanche en signe de protestation contre un système qui affaiblit selon lui le débat politique.

 

Qui s’en souvient ? A l’origine, en 1958, la constitution de la Ve République ne prévoyait pas l’élection du président de la République au suffrage universel. Heureuse époque…

 

Le président de la République devait être élu pour sept ans par un collège de grands électeurs rassemblant les membres du Parlement, des Conseils généraux et des assemblées des territoires d'Outre-Mer, ainsi qu’un nombre variable de représentants élus des conseils municipaux, calculé en fonction du nombre d’habitants de chaque commune.

 

Ce n’est qu’en 1962, au sortir du drame algérien, que la Constitution fut révisée à l’initiative du général de Gaulle, soucieux de refonder sa légitimité par un référendum valant plébiscite.

 

Un système qui paralyse l'exercice du pouvoir

 

La première élection au suffrage universel eut lieu en 1965 et nous nous apprêtons à en vivre la sixième édition. Les dérives et les inconvénients de ce système deviennent de plus en plus évidents: il favorise l’avènement d’hommes ou de femmes à l’égo surdimensionné ("anormaux" pourrait dire François Hollande), éliminant par nature tous ceux qui peuvent avoir une approche tempérée de la politique et une soif modeste du pouvoir (Chirac élimina Barre, et Mitterrand, Rocard).

 

Il provoque un battage médiatique aussi permanent qu’insupportable. Une élection est-elle à peine achevée que les commentateurs parient sur la prochaine, les ambitions s’affichent sans retenue dès maintenant pour 2017 et Jean-François Copé s’y voit déjà. Il paralyse l’exercice du pouvoir.

 

Relisons "De la démocratie en Amérique" :

 

"On peut considérer le moment de l’élection du président comme un moment de crise nationale, constatait Tocqueville dès 1835. Longtemps avant que le moment fixé n’arrive, l’élection devient la plus grande et pour ainsi dire l’unique affaire qui préoccupe les esprits. Les factions redoublent alors d’ardeur ; toutes les passions factices que l’imagination peut créer, dans un pays heureux et tranquille, s’agitent au grand jour. Le président ne gouverne plus dans l’intérêt de l’Etat mais dans celui de sa réélection ; il se prosterne devant la majorité et souvent, au lieu de résister à ses passions, comme son devoir l’y oblige, il court au devant de ses caprices. A mesure que l’élection approche, les intrigues deviennent plus actives, l’agitation plus vive et plus répandue, les citoyens se divisent en plusieurs camps. La nation entière tombe dans un état fébrile, l’élection est alors le texte journalier des papiers publics, le sujet des conversations particulières, le but de toutes les démarches, l’objet de toutes les pensées, le seul intérêt du présent"

 

Il génère des besoins financiers considérables (280 millions d’euros, c’est le montant officiel du coût de cette élection pour le budget de l’Etat), toujours insuffisants, ce qui pousse les partis à contourner les règles du financement politique et contribue à nourrir jour après jour le dangereux "tous pourris".

 

Il porte le risque d’une instabilité politique majeure en cas de décès subit du président élu en cours de mandat, voire en début. Cela est arrivé à un Pape, cela pourrait bien arriver à un président…

 

Personne n’est à l’abri (les Américains le savent, eux qui ont tout de même pensé à disposer - au cas où - d’un vice-président). Il n’y aurait chez nous, dans une telle hypothèse, qu’une seule solution : recommencer tout ce cirque ! Et tout ça pour finir par débattre de la réforme du permis de conduire !

 

Une singularité française

 

Nous sommes le seul pays en Europe à avoir adopté pareil système. Sommes-nous pour autant mieux gouvernés que l’Allemagne ou l’Angleterre qui se contentent sagement de désigner leurs gouvernants via des élections législatives ? La réponse est dans la question…

 

Supprimons l’élection du président de la République au suffrage universel et rétablissons son élection pour sept ans par un collège de grands électeurs en veillant à prohiber la possibilité d’un deuxième mandat. Cela ne nuira nullement à la fonction présidentielle. Bien au contraire, cela lui rendra sa capacité à se conduire en arbitre.

 

Outre les élections européennes, régionales et cantonales, limitons l’usage du suffrage universel à l’élection de nos représentants à l’Assemblée nationale en conservant le scrutin majoritaire à deux tours qui permet la constitution de majorités stables de manière à éviter le retour à l’instabilité ministérielle des IIIe et IVe Républiques.

 

Que le chef de la majorité élue soit appelé à la fonction de Premier ministre par le président et ainsi retrouverons nous la lettre et l’esprit de la constitution de 1958 qui, en son article 20, édicte que c’est le Gouvernement qui "détermine et conduit la politique de la Nation."

 

"Parmi les mille combats, les mille actes de résistance de Raymond Aubrac, pouvait-on lire dans Le Monde du 14 avril, il en était un sans doute moins connu : son opposition farouche à l'élection du président de la République au suffrage universel. "C'est la plus grave faute de de Gaulle", disait-il. A ses yeux, ce mode d'élection conduisait la vie politique à la vacuité, engendrant la prééminence des personnes sur les idées, de la forme sur le fond. Il dénonçait notamment le danger d'"une élection par les médias", stigmatisait des campagnes électorales "à l'américaine", fondées sur l'instant, sur la réactivité plutôt que sur la réflexion, maudissait les sondages "devenus la base d'une politique court-termiste"."

 

Comme il avait raison. Résistez ! Par votre abstention, manifestez votre refus de l’élection du président de la République au suffrage universel !

Par bernard29 - Publié dans : initiatives - Communauté : Pacte Démocratique pour 2012
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 17 avril 2012 2 17 /04 /Avr /2012 14:53

Récemment lors d'un entretien à Médiapart, François Hollande, interrogé par Edwy Plenel, a précisé ses intentions en matière institutionnelle. Elles sont claires et sans équivoque, il veut "sortir" de la façon d'exercer le pouvoir tel qu'il l'est depuis de nombreuses années, voir depuis toujours.

François Hollande s'engage en matière institutionnelle, il est assurément sur le bon chemin, voyez plutôt :
  • réformer le statut du chef de l'Etat, 
  • engagement à en finir avec le pouvoir personnel de nomination, source de la société de cour qui ravage ce régime. 
  • toutes les nominations (hormis celles des directeurs d’administration centrale) feront l’objet d’un examen et d’un vote à la majorité positive des 2/3 dans les commissions parlementaires concernées lors de débats publics
  • faire valider la politique gouvernementale chaque année par le Parlement,
  • redonner pouvoir au Premier ministre selon les art. 20 et 21 de la Constitution,
  • limiter le cumul des mandats (pas deux mandats exécutifs possibles),
  • introduire la proportionnelle dans le mode de scrutin législatif  (les députés seront plus représentatifs de l'ensemble des opinions des citoyens),
  • réformer le Conseil supérieur de la magistrature (indépendance de la Justice) pour garantir l'indépendance des juges,
  • limitation des pouvoirs du Garde des Sceaux à la conduite de la politique pénale du gouvernement à l’exclusion des instructions personnelles au parquet.
  • créer une nouvelle instance indépendante de régulation de l'audiovisuel (le Président ni son gouvernement ne choisiront plus les dirigeants médiatiques)
  • organiser un débat parlementaire sur la presse et l’information dans la perspective de faire adopter une grande loi sur l’indépendance de la presse.
  • ouvrir la voie à une importante révision de la Constitution en se disant favorable à cette perspective dés lors qu’une majorité qualifiée du parlement la voudrait. Cette disposition permettrait ainsi au parlement d'instituer une assemblée constituante si la majorité des 3/5 le souhaite. C'est un point primordial.


 

  
On demande à voir ; cependant il n'y a là dedans aucune proposition pour saisir le peuple de ces modifiations, aucun débat citoyen public envisagé, aucune promesse de référendum institutionnel établie...
Par ailleurs, il ne parle pas non plus de la modification nécessaire du "Référendum d'initiative Citoyenne" qui actuellement est une quasi impossibilité constitutionnelle. Il faut en modifier les modalités mais Hollande n'en parle pas.   Notre méfiance dans le parti socialiste n'est pas levée.  Le combat citoyen doit s'amplifier dès les élections présidentielles passées.
Par bernard29 - Publié dans : Analyses - Communauté : Pacte Démocratique pour 2012
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 5 avril 2012 4 05 /04 /Avr /2012 16:28

Voici les 7 propositions de réforme  proposées aux candidats  par Transparence International France. 

 

le site de transparence internationale (http://www.transparence-france.org/presidentielles2012/ )

 

1. En finir avec les conflits d’intérêts !

 

Notre proposition : prévenir les conflits d’intérêts dans la vie publique.

Comment ?

- En rendant publiques des déclarations d’intérêts précises.

Cette déclaration concernerait le Président de la République, les ministres, les élus et les hauts fonctionnaires, ainsi que les membres de cabinets ministériels. Elle porterait sur l’ensemble des fonctions et mandats occupés, actuellement ou au cours des cinq années écoulées, sur les revenus et avantages en nature tirés de ces activités, ainsi que sur les activités des conjoints.

 

- En instaurant l’obligation de s’abstenir de participer à une décision publique en cas d’intérêts personnels liés à la question abordée.

 

2. Un « Super Procureur » pour une justice réellement indépendante

 

Notre proposition : mettre la justice à l’abri des interventions de l’exécutif dans les affaires politico-financières.

Comment ?

- En instituant un “Procureur Général de la Nation” (PGN), incarnant une autorité judiciaire forte et indépendante, capable de résister aux interférences du pouvoir politique.

Afin qu’il soit au-dessus des logiques partisanes, le candidat proposé à ce poste par l’exécutif devra être approuvé par la majorité des 3/5èmes du Parlement. Autre garantie d’indépendance, il serait nommé pour une période unique et irrévocable de 6 ans.

C’est à lui, et non plus au ministère de la Justice, que les procureurs rendraient désormais compte sur les affaires individuelles.

 

- En renforçant l’impartialité de la procédure de classification “secret défense”.

Pour cela, la Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN) serait dotée d’un pouvoir de décision. Un recours serait possible contre ces décisions devant les juridictions de droit commun, Cour de cassation ou Conseil d’État.

 

3. Élu corrompu = au moins 10 ans inéligible

 

Notre proposition : renforcer et appliquer les règles d’inéligibilité des élus condamnés pour corruption.

Comment ?

- En portant de 5 à 10 ans le plafond de la peine complémentaire d’inéligibilité pour les élus condamnés pour corruption.

 

- En encourageant les magistrats à recourir à cette peine via une circulaire de politique pénale.

Cette circulaire ne remettrait pas en cause le principe constitutionnel d’individualisation de la peine.

 

4. Halte au cumul des mandats

 

 

Notre proposition : interdire le cumul des mandats et des fonctions.

Comment ?

- Interdire aux parlementaires et membres du gouvernement tout mandat exécutif local et toute autre fonction de gestion ou d’administration dans une entreprise publique ou privée.

Les mandats exécutifs locaux concernent, entre autres, les mandats de maire et adjoint au maire, président de conseil général, président de conseil régional, président d’un établissement public de coopération intercommunale.

Cette mesure pourrait être complétée par l’interdiction de toute activité professionnelle et/ou rémunérée pour les parlementaires tout au long de leur mandat, sous réserve d’une discussion sur certaines professions, notamment médicales, qui nécessitent une continuité dans la pratique.

 

- Par ailleurs, l’ouverture d’une négociation entre les partenaires sociaux pourrait viser à mieux valoriser l’expérience acquise par les élus et favoriser leur retour à l’emploi, afin d’encourager l’exercice de mandats publics de salariés issus du privé.

 

5. Garantir la transparence et l’indépendance de l’expertise

 

Notre proposition : créer les conditions d’une expertise réellement indépendante en étendant les règles prévues par le projet de loi sur la réforme du médicament à d’autres domaines clés de l’expertise scientifique et technique (environnement, énergie/nucléaire, industrie chimique, technologies de l’information, alimentation, finance, etc.).

Comment ?

- Rendre transparents les liens financiers entre les industriels, les experts, les agences publiques et les associations.

Les experts sollicités par les Pouvoirs publics ou les agences seraient soumis à l’obligation de remplir et de publier une déclaration d’intérêts. Ces déclarations pourraient être consultées sur une base de données accessible à tous. Elles porteraient sur l’ensemble des fonctions occupées et des travaux de recherche des cinq années écoulées ainsi que sur les revenus et rétributions directs et indirects tirés de ces activités. De leur côté, les industriels devraient rendre publics tous les liens d’intérêts (en particulier financiers) avec les laboratoires, les experts, les sociétés savantes, les organes de presse spécialisés et les associations. Des sanctions suffisamment dissuasives devraient être instaurées en cas de manquement à ces règles de transparence.

 

- Garantir l’indépendance des organismes en charge de l’expertise en termes d’organisation, de financement et de gouvernance.

Le financement des organismes en charge de l’expertise serait assuré principalement par des subventions d’État ou, comme dans le cas de l’expertise médicale et pharmaceutique, via des taxes et redevances versées par les industries concernées. Ces organismes comprendraient des experts en interne, rémunérés exclusivement sur fonds publics.

Les agences et les commissions seraient ouvertes à la pluridisciplinarité et favoriseraient une expertise contradictoire.

 

6. Pleine lumière sur le lobbying

 

Notre proposition : encadrer le lobbying à tous les niveaux de la décision publique et faciliter la participation des citoyens et de la société civile.

Comment ?

- En rendant publique, en temps réel, la liste des personnes et organisations rencontrées ou consultées par les décideurs publics.

Cette mesure concernerait les élus (locaux et nationaux), les membres du gouvernement, les membres des cabinets ministériels et les fonctionnaires d’autorité. Elle serait complétée par la publication des positions reçues des différents acteurs ayant souhaité prendre part au débat.

 

- En mettant en place des procédures de consultations publiques aux niveaux local et national.

Ces consultations seraient ouvertes à l’ensemble des citoyens et organisations désireux de participer au débat. Les contributions seraient publiées en temps réel, comme cela se fait déjà pour la Commission européenne. Cette proposition s’appuierait sur le dispositif proposé par le Conseil d’État dans son rapport public 2011 « Consulter autrement, participer effectivement ».

 

7. Déontologie : pour un contrôle citoyen !

 

Notre proposition : donner la possibilité aux citoyens de saisir la future Autorité de déontologie de la vie publique.

Comment ?

- En donnant la possibilité aux citoyens de saisir ou d’alerter l’Autorité de déontologie de la vie publique pour toutes les questions relatives à la déontologie des ministres, des hauts fonctionnaires et des élus.

La capacité à détecter les abus et écarts de conduite est l’une des difficultés que pourrait rencontrer l’Autorité de la déontologie de la vie publique, prévue par le projet de loi sur la prévention des conflits d’intérêts. En recevant les signalements des citoyens et en étant dotée des moyens nécessaires à leur traitement, elle augmenterait de façon significative son efficacité. On limiterait ainsi le risque que soit créée une nouvelle coquille vide, comme peut l’être aujourd’hui la commission de transparence de la vie politique, qui n’a clairement pas les moyens de sa mission.

 

- Afin de prévenir tout abus (dénonciations calomnieuses), l’Autorité ne prendrait pas en compte les saisines anonymes.

Par bernard29 - Publié dans : initiatives - Communauté : Pacte Démocratique pour 2012
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Recommander

W3C

  • Flux RSS des articles

A propos

  • bernard29
  • le blog changerlarepublique

F O R U M

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés