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Mardi 18 mars 2008
Article  tiré du site "rénovation Démocratique" auquel je participe.

" Lourde défaite pour la démocratie"

Alors que la gauche revendique une large victoire obtenue sur fond d’avertissement au Gouvernement Sarkozy/Fillon, et que la droite parle de «rééquilibrage» pour minimiser sa défaite, la démocratie sort perdante de cette confrontation électorale.

L’importante mobilisation citoyenne observée à l'occasion des Présidentielles de 2007 n’est plus qu’un lointain souvenir. À l’heure où nous écrivons ces quelques lignes (dimanche 16 mars à 23h45), le taux d’abstention s'établit à 35%. Plus d’un tiers des électeurs a boudé des élections municipales et cantonales qui ont trusté l’actualité de ces dernières semaines. En s’abstenant en si grand nombre, les Françaises et Français sanctionnent lourdement la classe politique dans son ensemble. Si certains analystes attribuent à la morosité ambiante cette «abstention sanction», nous estimons que l’absence de réformes en faveur de la rénovation de notre démocratie a pesé sur ces scrutins.

Une trahison récompensée ?

Ainsi, la principale recommandation du Comité Balladur sur la modernisation des institutions, l’interdiction du cumul des mandats, a été bafouée par l’ensemble de la classe politique. La quasi-totalité des ministres du Gouvernement se sont portés candidats aux élections municipales, ainsi que des personnalités pourtant favorables à une réforme en profondeur des institutions, comme Arnaud Montebourg, député PS candidat aux élections cantonales, et François Bayrou, député Modem qui briguait la mairie de Pau. Concédons que ces «trahisons» aux recommandations du Comité Balladur ont finalement été récompensées, puisqu'une large majorité de ministres a été élue ou réélue (1) et que le député Montebourg, farouche opposant au cumul des mandats il y a encore quelques mois, a décroché un siège de Conseiller général.

Un malaise dont il faut tirer les leçons

Mais l’élection ou la réélection de ces personnalités de premier plan ne masqueront pas le malaise qui ressort de ces scrutins. Quand plus d'un Français sur trois ne se rend pas aux urnes, c’est toute la classe politique qui est désavouée. La gauche peut crier victoire (elle en a la légitimité sur le papier) et la droite peut minimiser sa défaite, ce 16 mars 2008 marque le retour d’une abstention massive qui traduit une démobilisation citoyenne préoccupante dont il faut tirer les leçons.

J-L S. pour Rénovation-démocratique
par candidat 007 publié dans : Analyses
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